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Publié le par Jocelyn
Publié dans : #J'aime
La planète des singes - Suprématie

La planète des singes, c'est un univers qui a marqué mon enfance. Le film de 1968 avec Charlton Heston n'est plus regardable aujourd'hui (trop mal vieilli), mais a marqué mon esprit à tout jamais. C'est dire si le désappointement fut grand avec le remake de Tim Burton. Dix ans après Tim Burton, Rupert Wyatt a initié une prélogie avec un succès critique, sans rencontrer pour autant ma complète adhésion (mais c'était déjà mieux que Tim Burton). Contre toute attente, le deuxième épisode, réalisé par Matt Reeves, le réalisateur de Cloverfield, m'avait franchement emballé. On y retrouvait cette réflexion sur l'espèce humaine, réflexion qui parait inévitable quand on adapte l'oeuvre de Pierre Boule.

Dans ce troisième et dernier épisode de la prélogie, qui crée des ponts avec le film de 1968, c'est à nouveau Matt Reeves aux manettes, et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il fait encore mieux que dans l'épisode précédant. Toute forme de manichéisme étant prohibé en adaptant la Planète des Singes, le film s'en sort à merveille et fait réfléchir. C'est assez rare d'avoir un blockbuster avec un minimum de profondeur. On s'attache réellement aux singes et leur histoire nous touche. Le réalisateur prend son temps pour raconter son histoire, et laisse ainsi vivre ses personnages. Et, surprise, malgré la noirceur du propos, cet épisode nous livre quelques scènes drôles et fort bienvenues pour alléger le propos sans le polluer.

Bien sûr, le film n'est pas parfait. Quelques larmes sont en trop, il n'y avait pas besoin de ça pour comprendre, les regards des singes étant extraordinairement expressifs. Il y a également cette avalanche finale qui semble expédier trop rapidement le sort de l'humanité. Le choix du virus pour expliquer pourquoi les hommes perdent le langage dans le film de 1968 n'est pas très subtile non plus, quand on y repense. Enfin, même si le film n'est pas manichéen, l'espèce humaine a souvent le mauvais rôle alors qu'on aurait aimé que le réalisateur aille jusqu'au bout de cette logique non manichéenne. Mais il a bien d'autres facilités qui sont adroitement évitées. Et c'est faire la fine bouche face à un blockbuster captivant de bout en bout.

 

Genres : AventureScience-FictionAction - Durée : 2H20 mn

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